Dans les pas d'Eugène Atget

J’ai sillonné Paris à la recherche des points de vue qu’a utilisés Eugène Atget pour réaliser ses photos, avec cette émotion si particulière à me retrouver, un siècle plus tard, dans ses pas pour essayer d’exécuter la même image.

Bien entendu, j’ai choisi, parmi des centaines, quelques photos qui étaient les plus représentatives pour mettre en évidence la stabilité de l’architecture. En les comparant avec les lieux qu’elles représentaient, on s’aperçoit que l’on a su, au fil du temps et des rénovations, conserver les structures des bâtiments.

Eugène Atget, lors de ses prises de vue, se servait d’un équipement courant à son époque : une chambre de format 18x24 montée sur un trépied. Il fermait au maximum le diaphragme pour obtenir la plus grande profondeur de champ et posait pendant des temps longs. J’ai pu aussi remarquer qu’il employait très souvent un objectif de focale assez courte. 

Il utilisait des plaques de verre au gélatino-bromure d’argent. Il réalisait ses tirages par contact, au format de ces dernières (17,5 x 22), sur papier albuminé viré à l’or qui donnait des teintes diverses allant du brun plus ou moins roux au pourpre ou au noir.

Dans le but de rendre visibles les différences d’époques, pour mes prises de vue, j’ai utilisé du matériel d’aujourd’hui : un hybride numérique et la couleur.

Je pouvais, bien entendu, montrer côte à côte la photo ancienne et la nouvelle. J’ai préféré les fusionner avec un logiciel de retouche pour renforcer cette idée de conservation des vieilles pierres.